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Jusqu’où peut-on aller pour un mariage “parfait”… sans s’y perdre ?

Dernière mise à jour : 6 mars

Je vous raconte mon expérience personnelle au sujet du mariage DIY (“Do It Yourself” ou « fais-le toi-même »)”.


Bride in daydream by the window

Un mariage DIY par nécessité… et par amour

À cette époque, nous n’avions pas beaucoup d’argent. Mon mari débutait tout juste dans la vie professionnelle et, comme beaucoup de jeunes couples, nous comptions chaque dollar. Malgré tout, nous étions riches d’autre chose : des gens autour de nous, généreux, présents, prêts à aider. Et cela nous semblait suffisant.

Nous avions choisi de nous marier en hiver, pour des raisons très personnelles. J’ai alors tout pris sur mes épaules. Absolument tout.

Trouver une salle près de chez nous, jolie et abordable. Négocier le prix. Imaginer le déroulement de la journée. Trouver les bonnes personnes pour aider. Organiser le menu. Trouver un maître de cérémonie. Mon mari s’est occupé du photographe et d’autres détails. À côté de ça, il fallait penser à la vaisselle, aux décorations, aux faire-part, aux détails… ces petits détails qui, mis bout à bout, deviennent un poids immense.

À force de vouloir bien faire, j’en avais presque oublié l’essentiel : ma robe, et le coiffeur ! À la toute dernière minute, j’ai trouvé la robe que je voulais vraiment, et une amie coiffeuse a accepté de venir me coiffer sur place. Un soulagement… parmi tant d’autres urgences.


La semaine avant le mariage : quand la pression devient trop lourde

Parce que oui, même le menu est devenu une source de tension. La dernière semaine, certains se sont plaints. On m’a demandé d’ajouter un « extra ». Comme je cuisine très bien et que je voulais faire plaisir, j’ai accepté. Aujourd’hui encore, je sais que je n’aurais jamais dû.

La veille du mariage a été un tourbillon. Le téléphone n’arrêtait pas de sonner. Je cuisinais pour les invités, je préparais cet « extra », je recevais les amis(es) qui aidaient dans la planification (pour les dernières recommandations) à la maison — qu’il fallait aussi nourrir — tout en continuant à régler mille détails de dernière minute. Je me suis couchée à une heure du matin, épuisée, l’esprit saturé. Et je savais que le réveil sonnerait à six heures.


Le jour J : être présente… mais trop fatiguée pour en profiter

Ce matin-là, je n’avais plus de cernes… J’avais des valises sous les yeux !

Quand la cérémonie a commencé, au lieu d’être portée par l’émotion, j’avais juste envie de dormir. Encore aujourd’hui, je me souviens de ce jour comme l’un des plus épuisants de ma vie. Ce qui aurait dû être un souvenir lumineux s’est teinté de lassitude et de tension.

Malgré les répétitions et les discussions, rien ne s’est vraiment passé comme prévu. Des appels incessants pour régler des problèmes insolubles. Les personnes attendues absentes ou en retard. Les plans qui s'effondrent, qu’il faut réparer à la hâte. Puis enfin… Nous étions mariés. Je me disais : Ça y est, je vais pouvoir profiter. Me détendre et vivre notre fête.

Mais même là, un autre coup : le photographe avait oublié de charger son appareil. À cette époque, il n’y avait pas de téléphones intelligents pour rattraper le coup. Résultat : des moments précieux, uniques, irrécupérables… jamais capturés.

La fin de la soirée devait être douce, discrète. Nous devions nous éclipser tranquillement, laissant la fête continuer sans nous. En réalité, le maître de cérémonie devait partir à minuit et a demandé à tout le monde de ranger — sans nous consulter. Alors que nous dansions, nous avons entendu que chacun devait aider à remettre la salle en ordre et rapidement.

À ce moment-là, je n'avais plus l’envie de me battre. J’ai laissé faire. Nous sommes rentrés chez nous rapidement, presque en silence. Comme si ce jour n’avait jamais vraiment existé.


Les leçons que ce mariage "parfait" DIY m’a laissées

Ce mariage n’est pas resté dans ma mémoire comme un jour exceptionnel. Mais il m’a laissé des leçons profondes :

·       Tu vaux assez pour oser demander de l’aide, même financière pour que ce jour t'appartienne, au lieu d'appartenir aux autres.

·    Quand tu fais tout, toute seule, tu t’exposes à ce que d’autres défassent ce que tu as monté, sans en mesurer l’impact.

·       Il y a toujours des imprévus… même dans les imprévus.

·       Certaines personnes peuvent te surprendre, parfois d’une bonne manière ou pas, au moment où tu t’y attends le moins ! Comme à ton mariage, par exemple.

·       Les beaux souvenirs ne se créent pas par épuisement, tension et charge.

·       Et si tu veux être la reine de la soirée, tu ne peux pas en être l’esclave avant.

Des années plus tard, j’ai visité le Manoir Montpellier. Ils m’ont expliqué leur manière de faire, leur organisation, leur accompagnement pour les mariages. J’ai aussi assisté à plusieurs événements sur place. J’en suis restée bouleversée.


Si j'avais su…

Oui, mon mariage a coûté moins cher. Mais il m’a volé aussi les souvenirs heureux que j’espérais et que je ne pourrai jamais retrouver. À refaire, je le confierais sans hésiter à une équipe professionnelle. Pour être présente, pour respirer, pour aimer, pour me souvenir.

Avant de rejeter le tout inclus en pensant que c’est trop cher, prenez le temps de comparer le coût réel, le stress, le temps investi et l’énergie demandée. Parce qu’au final, le plus important n’est pas d’avoir tout fait soi-même… Mais

 

D’AVOIR VÉCU PLEINEMENT L’UN DES PLUS BEAUX JOURS DE VOTRE VIE :

                          Faites un choix qui vous ressemble !

 
 
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